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● Retraite

Préparer sa retraite à l'étranger

5 nov. 2024 date de publication
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Camille : De plus en plus de Suisses envisagent de passer leur retraite sous d'autres cieux. Une idée séduisante, mais qui demande une bonne préparation pour éviter les mauvaises surprises. On va voir ensemble comment s'y prendre.
Conseiller : Absolument. Partir vivre à l'étranger pour sa retraite est souvent motivé par des raisons climatiques ou financières, mais cela implique de bien se prémunir. En effet, on peut se retrouver éloigné de ses liens familiaux et sociaux, et parfois même de certaines aides étatiques. Il est donc crucial de s'organiser pour faire face à d'éventuels besoins d'assistance ou de perte d'autonomie.
Camille : Je comprends. Alors, concrètement, par où commencer une fois qu'on a pris la décision de partir ?
Conseiller : La première étape est de prendre des précautions essentielles concernant vos contacts. Le DFAE, le Département fédéral des affaires étrangères, est votre référent suisse où que vous soyez. Il est crucial d'enregistrer un contact référent sur leur plateforme en ligne, afin qu'ils puissent le joindre en cas d'incapacité de votre part, par exemple suite à un accident ou une maladie. De plus, une fois arrivé dans votre nouveau pays, vous avez 90 jours pour vous annoncer auprès des représentations suisses, comme les consulats ou les ambassades. Cette démarche gratuite permet de maintenir le lien avec la Suisse et de pouvoir y émettre vos papiers d'identité ou vous immatriculer en tant que Suisse résident à l'étranger, conservant ainsi votre droit de vote et de participation aux élections suisses.
Camille : C'est une excellente chose de maintenir ce lien. Mais une fois sur place, comment s'assurer qu'on a le droit d'y rester ?
Conseiller : Cela dépend grandement du pays choisi. Si vous partez dans un pays hors UE ou AELE, c'est le pays d'accueil qui valide votre autorisation de séjour, et les conditions varient, certains pays étant plus ouverts aux retraités. Il vous faudra souvent justifier de revenus suffisants, parfois via une garantie bancaire conséquente, et présenter une attestation d'assurance maladie, sans oublier un passeport valide. Pour les pays membres de l'UE ou de l'AELE, c'est plus simple grâce aux accords bilatéraux : une pièce d'identité valide, une assurance maladie et accident à jour, et une preuve de rente suffisante suffisent généralement pour obtenir une autorisation de séjour de cinq ans, renouvelable.
Camille : Et mes rentes suisses, est-ce qu'elles me suivront sans problème à l'étranger ?
Conseiller : Oui, bonne nouvelle, votre rente AVS peut être versée n'importe où, y compris dans la monnaie de votre nouveau pays de résidence, ou sur un compte bancaire suisse. Il est primordial d'informer votre caisse de pension de votre nouveau domicile. Chaque année, la Caisse suisse de compensation enverra un formulaire à remplir et à retourner sous 90 jours pour que les versements continuent sans interruption. Concernant votre 2ème pilier, il est généralement possible de le percevoir à l'étranger, mais nous vous conseillons vivement de contacter directement votre institution de prévoyance pour confirmation. Il est important de noter que les allocations pour impotent et les prestations complémentaires sont réservées aux résidents suisses.
Camille : Donc, les rentes, ça va. Mais pour la couverture santé, comment ça fonctionne quand on n'est plus en Suisse ?
Conseiller : En matière d'assurance maladie, le nouveau pays de résidence est déterminant. Si vous vous installez dans un pays de l'UE ou de l'AELE et que votre pension provient uniquement de Suisse, vous avez l'obligation de vous affilier à l'assurance maladie suisse. Si vous êtes polypensionné, vous pourriez avoir un droit d'option pour vous assurer dans votre nouveau pays, et il faut alors vous renseigner auprès de l'OFSP. Par contre, si vous partez dans un pays tiers, vous ne pouvez plus bénéficier de la LAMal et devrez souscrire une assurance privée. Ces assurances sont souvent onéreuses et leurs offres sont variées, il est donc essentiel de bien les étudier pour qu'elles correspondent à vos besoins, d'autant que certains pays les exigent pour l'autorisation de séjour. Pensez aussi à l'assurance accident, car si vous sortez de la LAMal, vous ne serez plus couvert et devrez également prendre une assurance privée.
Camille : C'est un point crucial à ne pas négliger. Et qu'en est-il de la fiscalité quand on est retraité à l'étranger ?
Conseiller : En cas de départ définitif de Suisse, seuls la fortune immobilière et les bénéfices commerciaux réalisés en Suisse y seront imposés. Les rentes AVS ne subissent pas d'impôts à la source. Par contre, les versements en capital du 2e et 3e pilier sont soumis à l'impôt suisse, mais si une convention de non double imposition existe entre la Suisse et votre nouveau pays, vous pourrez demander la restitution de cet impôt et serez imposé dans votre pays de résidence. En général, c'est votre adresse qui détermine votre résidence fiscale, vous serez donc assujetti aux lois fiscales du pays où vous vivez, avec quelques exceptions. Pour des informations plus spécifiques, il est recommandé de se renseigner auprès du Secrétariat d'État aux questions financières internationales.
Camille : Au-delà de tout l'administratif et financier, y a-t-il d'autres aspects importants à anticiper sur le plan personnel ?
Conseiller : Oui, absolument. Il est indispensable de penser aux directives anticipées pour exprimer vos souhaits médicaux si un jour vous ne pouviez plus prendre de décision vous-même. Cela renforce votre autodétermination et allège le fardeau de vos proches. De même, un testament devient encore plus crucial à l'étranger pour définir vos dernières volontés concernant vos biens et leur transmission. Contactez un avocat ou un notaire suisse pour le rédiger correctement et n'oubliez pas d'en remettre un exemplaire à un proche et au notaire. Enfin, anticipez votre décès : renseignez-vous sur les rites funéraires locaux, exprimez vos souhaits concernant le lieu de repos, le don d'organes et le financement de vos obsèques dans un document que vous confierez à un proche ou votre médecin. Vous pouvez aussi stipuler auprès du DFAE qui détient ce document.
Camille : C'est un sujet délicat, mais essentiel pour partir l'esprit tranquille. En résumé, si on veut profiter d'une retraite dorée à l'étranger, la préparation est le maître mot. On retient les assurances santé et accidents, le versement des rentes, la fiscalité, l'annonce d'un contact au DFAE et la mise à jour régulière de ses documents. Merci beaucoup pour toutes ces précisions très utiles ! Si vous avez besoin d'un accompagnement personnalisé pour préparer votre retraite à l'étranger, n'hésitez pas à faire appel à Adavia.

De nombreux retraités préfèrent passer leur retraite à l'étranger, tant pour des raisons climatiques que financières. Mais lorsque l'on quitte son pays d'origine, pour écouler des jours heureux, mieux vaut bien se préparer  !

En effet, partir vivre à l'étranger implique, le plus souvent, une perte des liens familiaux et sociaux, ainsi que de l'aide étatique. C'est pourquoi il est nécessaire de se prémunir en cas de perte d'autonomie ou d'un besoin d'assistance. Adavia vous conseille dans cet article pour mieux vous préparer à prendre votre retraite à l'étranger.

Guide complet pour préparer votre retraite à l'étranger

Quels sont les contacts indispensables à l'étranger ?

Avant de partir, il est essentiel de prendre certaines précautions pour se protéger une fois à l'étranger. Le DFAE (Département fédéral des affaires étrangères) est votre référent suisse où que vous vous trouviez à l'étranger. Afin de vous apporter le meilleur suivi, le DFAE a mis en place sur sa plateforme en ligne la possibilité d'enregistrer un contact référent. Ainsi, en cas d'incapacité de répondre à certaines décisions (accidents, maladie, décès, etc.), votre représentation suisse se chargera de contacter cette personne référente. Cette information peut être mise à jour à tout moment sur la plateforme.

Si vous avez des questions relatives aux conditions d'entrée et de séjour dans un pays étranger, douane ou autre, voici la liste des représentations suisses à l'étranger pouvant y répondre. C'est auprès de ces institutions (consulats, ambassades) que vous devrez vous annoncer une fois arrivé dans votre nouveau pays de résidence. Pour ce faire, vous avez un délai de 90 jours. Cette démarche gratuite a pour objectif de maintenir le lien avec la Suisse. En vous annonçant auprès des autorités compétentes, vous aurez la possibilité :

  • d'émettre vos papiers d'identité ou autre document officiel ;
  • de vous immatriculer en tant que Suisse ou Suissesse résidant à l'étranger.

Ainsi, une fois l'immatriculation réalisée, vous conservez la possibilité de voter et de participer aux élections suisses.

Quelles sont les démarches pour vivre à l'étranger ?

Demande d'autorisation de séjour hors pays UE/AELE

De façon générale, c'est le pays d'accueil qui se charge de valider votre autorisation de séjour sur son territoire. Les conditions d'obtention de la carte de séjour diffèrent d'un pays à l'autre, vous devez vous renseigner au préalable. Notez que certains pays délivrent plus facilement l'autorisation aux retraités que d'autres.

Afin de se prémunir, certains pays vous réclameront de justifier vos revenus (décision de rente, relevés de comptes, garantie bancaire, etc.). Une garantie bancaire de 50 000 francs ou plus sur un compte de dépôt est parfois nécessaire pour avoir l'autorisation de séjourner. Cette garantie servira à couvrir vos frais en cas d'accident ou de maladie.

En tant que retraité, vous devrez sans doute présenter une attestation d'assurance maladie.

Bien entendu, un passeport en cours de validité est un document indispensable pour toute demande de visa ou de séjour.

Permis de séjour dans un pays de l'UE/AELE

Ici, les démarches administratives sont simplifiées, grâce aux accords bilatéraux entre la Suisse et ces pays, les Suisses bénéficient d'une autorisation de séjour de 5 ans sous présentation :

  • d'une pièce d'identité valide ;
  • d'une police d'assurance maladie et accident à jour ;
  • d'une preuve de rente (AVS∕AI, LPP et/ou prévoyance privée) justifiant de revenus suffisants pour vivre dans le pays d'accueil.

Le permis de séjour pourra être renouvelé sur simple demande pour une nouvelle durée de 5 ans.

Puis-je toucher ma retraite si je pars à l'étranger ?

La bonne nouvelle c'est que votre rente AVS peut être versée à n'importe quel lieu de domicile, dans la monnaie de votre nouveau pays de résidence. Pour autant, assurez-vous auprès de votre caisse de pension que le versement s'effectue correctement et annoncez votre nouveau lieu de domicile dans les plus brefs délais. Vous avez également la possibilité de recevoir le versement de votre rente sur un compte bancaire suisse de votre choix.

La Caisse suisse de compensation (CSC) envoie chaque année à tous les bénéficiaires une attestation justifiant leur situation de vie et de famille.

Pour que la pension soit versée sans interruption, ce formulaire spécial doit être rempli et retourné à la CSC dans les 90 jours, avec attestation officielle de l'autorité compétente.

À noter : les allocations pour impotent et les prestations complémentaires peuvent être perçues uniquement par les résidents suisses.

Concernant votre 2ème pilier, il est normalement possible de le percevoir à l'étranger, mais nous vous conseillons vivement de vous rapprocher de votre institution de prévoyance pour vous en assurer.

Quelle est ma couverture maladie à l'étranger ?

Là encore, le choix de votre nouveau pays de résidence est déterminant. En matière d'assurance maladie, les règles diffèrent entre les pays membres de l'UE/AELE et les pays tiers.

L'assurance maladie dans un pays membre de l'UE/AELE

Si vous vous installez dans un pays européen et que votre pension de retraite provient uniquement de la Suisse, alors vous avez l'obligation de vous affilier à l'assurance maladie suisse. Si vous êtes polypensionné, alors vous pouvez peut-être appliquer votre droit d'option, et, dans ce cas, vous assurer dans votre nouveau pays de domicile. Prenez soin de vous renseigner auprès de l'OFSP (Office fédéral de la santé publique).

Les frais pour cause de maladie sont un point à ne surtout pas négliger. La santé peut coûter très cher à l'étranger, une bonne couverture maladie est indispensable  !

L'assurance maladie dans un pays tiers

Concernant l'immigration dans un pays tiers, vous n'avez plus la possibilité de vous assurer à l'assurance maladie obligatoire suisse, à savoir la LAMal. Vous devez donc souscrire une assurance privée pour vous protéger en cas de maladie, d'hospitalisation ou d'accident.

Les assurances privées proposent des offres variées qu'il est indispensable d'étudier en amont, afin de vous assurer qu'elles répondent bien à vos besoins de couverture santé. Selon votre âge et votre santé, les primes sont plus ou moins élevées. De façon générale, les assurances internationales sont onéreuses et certains pays exigent une attestation d'assurance pour vous attribuer l'autorisation de séjour dans leur pays.

L'assurance accident en Suisse est liée à votre couverture maladie obligatoire, si par défaut vous sortez de la LAMal, notez que vous ne serez plus couvert par l'assurance accident et que vous devrez donc souscrire une assurance privée par le même effet.

Quelle fiscalité pour les retraités vivant à l'étranger ?

Plusieurs cas de figure doivent être considérés. En cas de départ définitif, seuls la fortune immobilière et les bénéfices commerciaux réalisés en Suisse seront taxés sur le sol helvétique.

Les rentes AVS ne subissent pas d'impôts à la source. Par ailleurs, les versements en capital en provenance du 2e et 3e pilier sont soumis à l'impôt suisse. Mais, si une convention évitant la double imposition a été signée entre la Suisse et votre nouveau pays de résidence, alors vous pouvez demander la rétribution de cet impôt. Votre capital 2e et/ou 3e pilier sera imposé dans le pays étranger selon ses conditions.

En général, c'est votre adresse qui détermine votre résidence fiscale, vous êtes donc assujetti aux lois fiscales du pays où vous vivez. Des exceptions subsistent, pour plus d'informations, renseignez-vous auprès du Secrétariat d'État aux questions financières internationales.

Quelles mesures de prévention dois-je prendre ?

Les directives anticipées

Vous pourriez soudainement vous retrouver dans une situation où vous ne pouvez pas prendre de décision concernant une procédure médicale qui vous concerne.

Dans des situations comme celle-ci, les directives anticipées permettent aux personnes de communiquer leurs souhaits aux médecins et de décider à l'avance quelles procédures médicales accepter ou refuser afin de renforcer l'autodétermination et de réduire la charge pesante sur les proches.

De nombreuses associations fournissent des exemples et des modèles. Retrouvez des exemples sur www.ch.ch.

Le testament

Si vous prenez votre retraite à l'étranger, il est d'autant plus indispensable d'exprimer vos dernières volontés à l'aide d'un testament. En cas de décès, seul ce document officiel pourra attester de vos souhaits.

Contactez un avocat ou un notaire suisse. Préparer, dater et signer les documents conformément à la réglementation applicable.

Remettez un exemplaire à un proche ainsi qu'au notaire et dites au représentant où vous l'avez laissé. Vous avez la possibilité de modifier votre testament à tout âge et à tout moment.

Celui-ci détermine :

  • vos biens de valeurs ;
  • à qui vous souhaitez les léguer et par quels moyens.

Il atteste de votre succession et en régit les règles.

Le décès

Vous devez également anticiper votre décès. Pour cela, informez-vous des rites funéraires où vous avez fait le choix de prendre votre retraite à l'étranger. Prenez soin de rédiger un document que vous remettrez à un proche ou à votre médecin et dans lequel vous exprimez :

  • le lieu où vous souhaitez reposer ;
  • si vous souhaitez faire don de vos organes ;
  • le moyen de financement de vos obsèques.

Vous pouvez stipuler à votre représentation auprès du DFAE la personne qui est en possession de ce document.

Prendre sa retraite à l'étranger est souvent synonyme d'une retraite dorée, mais attention, pour cela, prenez toutes les dispositions nécessaires  ! Pour rappel, les points de vigilance concernent : vos assurances santé et accidents, le versement de vos rentes, votre fiscalité, l'annonce d'un contact auprès de votre représentation à l'étranger via les services du DFAE. N'oubliez pas de remettre à jour vos documents régulièrement. Si vous avez besoin de conseils pour préparer votre retraite, faites appel à Adavia  !

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