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Quels sont les 4 critères de sécurité de l'information ?

16 avr. 2024 date de publication
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Camille : La sécurité de nos informations, qu'elles soient personnelles ou professionnelles, est devenue une préoccupation majeure. Mais concrètement, comment une entreprise peut-elle s'assurer que ses données sont vraiment en sécurité ?
Conseiller : C'est une excellente question, Camille. Pour une entreprise, la sécurité des données est effectivement l'une des plus grandes menaces potentielles, car une perte, un vol ou une dégradation peut avoir des conséquences graves. Pour évaluer et renforcer cette sécurité, nous nous basons sur quatre piliers fondamentaux, regroupés sous l'acronyme DICP, qui signifie Disponibilité, Intégrité, Confidentialité et Preuve.
Camille : DICP, d'accord. Commençons par le premier, la confidentialité. Qu'est-ce que cela implique pour une entreprise ?
Conseiller : La confidentialité est le pilier essentiel qui définit précisément qui est autorisé à accéder aux données stockées. Il s'agit de s'assurer que seules les personnes habilitées peuvent consulter des informations souvent sensibles comme les données médicales, les bulletins de salaire ou les stratégies d'entreprise. Mettre en place une politique de confidentialité optimale demande donc de bien gérer les niveaux d'accès entre les salariés, les externes et les sous-traitants.
Camille : Je vois, protéger l'accès. Et ensuite, vous avez mentionné l'intégrité ?
Conseiller : Exactement. L'intégrité des données signifie qu'elles doivent rester exactes, cohérentes et exhaustives. En cas d'incident, qu'il soit technique, humain ou lié à une attaque malveillante, si une donnée est modifiée de manière illégitime, l'entreprise doit pouvoir la corriger au plus vite. C'est crucial pour des informations comme les données de santé, par exemple, où toute altération peut avoir des répercussions importantes.
Camille : Donc, des données fiables et complètes. Parlons maintenant de la disponibilité.
Conseiller : La disponibilité, c'est la capacité pour les utilisateurs autorisés d'accéder aux données et au système d'information quand ils en ont besoin. Une disponibilité élevée signifie que l'accès doit être quasi constant, sans aucune perte tolérée. Cela implique de mettre en place des mesures robustes comme des installations à jour et une prévention constante pour garantir l'accès, même face à une cyberattaque ou un incident technique.
Camille : Et enfin, le dernier pilier, la preuve. En quoi est-ce différent de la traçabilité que l'on connaissait avant ?
Conseiller : La preuve, autrefois appelée traçabilité, est un terme plus vaste. Elle permet d'établir le point de départ d'une investigation en cas d'incident de sécurité, de dysfonctionnement ou de vol de données. C'est un pilier essentiel, notamment pour les transactions financières ou les signatures électroniques, car elle permet d'apporter la preuve de ce qui s'est passé.
Camille : Ces quatre piliers sont donc la base. Mais comment une entreprise détermine-t-elle le niveau de sécurité dont elle a réellement besoin pour chacun ?
Conseiller : C'est là qu'intervient le système d'évaluation, qui attribue une valeur numérique de 0 à 4 à chaque critère DICP, 0 étant une criticité faible et 4 une criticité forte. Toutes les entreprises n'ont pas les mêmes besoins ou les mêmes risques. Par exemple, une entreprise traitant des données de santé aura une criticité très élevée pour l'intégrité, alors qu'une autre pourrait privilégier la disponibilité. Cette évaluation permet de prioriser les actions et d'adapter la stratégie de protection.
Camille : Donc, on ne vise pas forcément un 4 partout ?
Conseiller : Non, pas nécessairement. Atteindre le niveau 4 sur tous les piliers peut avoir un coût très important. L'essentiel est de réaliser un audit préalable pour bien comprendre les besoins spécifiques de l'entreprise et les menaces auxquelles elle est exposée. Cela permet de définir une Politique de Sécurité du Système d'Information, ou PSSI, qui reprend les piliers DICP et établit des règles claires pour la gestion des risques et la conformité réglementaire.
Camille : C'est beaucoup plus clair ! Comprendre la Disponibilité, l'Intégrité, la Confidentialité et la Preuve, et surtout évaluer ses besoins, est vraiment la clé pour protéger les données. Un grand merci à notre conseiller Adavia pour ces explications précieuses. Si vous aussi, vous vous posez des questions sur la sécurité de vos informations, n'hésitez pas à vous renseigner auprès d'Adavia pour un accompagnement personnalisé.

L’une des plus grandes menaces d’une entreprise est liée à la sécurité de ses données. Il est donc essentiel d’évaluer son système d’information pour éviter tout risque de perte, vol ou dégradation de ces informations souvent sensibles et confidentielles. Pour cela, il existe des piliers permettant la protection des données de votre entreprise. Quels sont les 4 critères de sécurité de l’information ? Comment mettre en place une stratégie de protection informatique solide ? Découvrez nos conseils dans cet article.


Quels sont les 4 piliers de la sécurité informatique ?

La DICP

Autrefois connue sous la dénomination DICT, cette méthodologie est désormais appelée DICP pour Disponibilité, Intégrité, Confidentialité et Preuve. Il s’agit d’un protocole permettant de garantir un niveau de sécurité informatique optimale pour vos données d’entreprise, tout en l’armant de preuves en cas de dysfonctionnement du système.

1. La confidentialité

Le premier pilier presque élémentaire qui vient consolider la stratégie de sécurité informatique est la confidentialité. La confidentialité permet de définir qui est autorisé à accéder aux données stockées dans votre entreprise. Ainsi vous définissez clairement les personnes habilitées à avoir accès aux Données stockées.

Rappelons que la plupart des données collectées, stockées et traitées sont des informations le plus souvent sensibles, confidentielles, telles que : des données médicales, des bulletins de salaire, des informations stratégiques (stratégie d’entreprise, bilan comptable), etc.

Il est donc nécessaire, pour mettre en place une politique de confidentialité optimale, de gérer les différents niveaux d’accès aux données entre salariés, externes et sous-traitants.

2. L’intégrité

L’intégrité du système de sécurité passe également en premier plan. On parle d’intégrité des données lorsqu’elles sont exactes, cohérentes et exhaustives. S’il y a atteinte à l’information, qu’il s’agisse d’un incident technique, d’une faille humaine ou d’une attaque informatique malveillante, et que la donnée est modifiée de manière illégitime, l’entreprise devra alors la corriger au plus vite.

À titre d’exemple, l’une des données les plus sensibles qui nécessitent une intégrité totale est l’information de santé, parmi d’autres. Les systèmes d’informations de l’entreprise qui traitent ces données doivent pouvoir garantir une intégrité et une sécurité optimale dans le temps, quels que soient leurs lieux de stockage et d’affichage de l’information.

Les questions à se poser autour de l’intégrité de la donnée peuvent être :

  • pourquoi avez-vous besoin que vos informations soient fiables et complètes ?
  • quelle est la durée de vie des données ?
  • qui a l’autorisation de modifier une donnée, et pour quel motif ?
  • avez-vous des solutions à mettre en place (mises à jour, installations) pour permettre de garantir la fiabilité et l’intégrité de vos données ?

3. La disponibilité

Le 3e pilier de la sécurité informatique repose sur la disponibilité du système d’information et de ses données. Cela signifie que vous devez établir une stratégie claire pour définir les informations nécessaires au traitement de la donnée : quand en avez-vous besoin ? En combien de temps pouvez-vous y accéder ? Comment voulez-vous utiliser cette donnée ? Quelle conséquence y aurait-il si vous veniez à la perdre ?

Toutes ces questions relèvent de la sécurité informatique en entreprise. Les réponses que vous apportez vous permettent ainsi de déterminer le niveau de disponibilité du système d'information : une disponibilité élevée signifie que vos données sont accessibles constamment par les utilisateurs autorisés, et par finalité, qu’aucune perte d’accès aux informations ne peut être tolérée. Si cette disponibilité est ainsi élevée, votre entreprise devra prendre toutes les mesures nécessaires (installations, mises à jour, prévention) pour garantir une sécurité d’accès optimale, et ce, quel que soit le danger (cyberattaque, incident technique, etc.).

Les infrastructures, les logiciels, le matériel et les systèmes de Sécurité et accès au réseau sont donc directement concernés par la nécessité d’une protection efficace pour éviter tout risque de perte, vol ou détérioration de ces accès aux données.

4. La preuve

Dernier élément clé d’une sécurité informatique solide : la preuve. Anciennement appelée traçabilité, d’où le T dans le DICT, on l’appelle désormais preuve, terme plus vaste. D’après l’ANSSI (l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information), la preuve permet d’établir le point de départ d’une investigation en cas d’incident de sécurité, de dysfonctionnement ou encore de vol de données. La preuve est un pilier essentiel, notamment dans un cas de transaction financière, par exemple les cas de signatures électroniques.

Un système d’évaluation

Selon le secteur d’activité de votre entreprise, et donc des données à sécuriser, le niveau d’importance donné à chacun des critères DICP ne sera pas le même, tout comme les mesures pour les appliquer.

Afin d’évaluer le niveau de sécurité informatique, on utilise une valeur numérique comprise entre 0 et 4, 0 ayant une criticité faible, et 4 une criticité forte. Par exemple, si un DCIP est de 0, 4, 1, 4, il y aura :

  • un niveau de sécurité informatique faible concernant la confidentialité (0) et la disponibilité (1) ;
  • mais un niveau fort concernant l'intégrité (4) et la preuve (4).

Cette évaluation permet de trouver des solutions pour mettre en place la DICP dans l’entreprise. Vous pouvez évidemment faire en sorte d’obtenir un score 4 sur l’ensemble des piliers, mais cela a un coût. Il est donc important de Réaliser un audit préalable pour savoir ce dont votre entreprise a besoin.


Comment rédiger une PSSI ?

But d’un PSSI

Une Politique de Sécurité du Système d'Information (PSSI) est un document qui définit clairement et de manière transparente les différentes règles et procédures d’utilisation des actifs de votre entreprise. Cette PPSI vise principalement les utilisateurs, mais aussi le personnel chargé des technologies d’information et de la sécurité.

La PPSI reprend 3 des 4 piliers de la DICP : la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Ces trois éléments fondamentaux sont appelés Triade de la CIA dans la PSSI.

La nécessité d’avoir une PSSI

Posséder un document écrit qui définit les règles et les politiques de sécurité informatique de votre entreprise est essentiel pour plusieurs raisons.

Raisons d’avoir une PSSI Caractéristiques

Comportement de l’utilisateur final

La PSSI apporte les règles d’utilisation applicables sur les systèmes informatiques de l’entreprise, mais aussi les sanctions en cas de non-respect.

L’utilisateur doit être informé de ses droits, devoirs, mais aussi de ses interdictions concernant l’utilisation des données de l’entreprise.

Maintien de l’activité de l’entreprise

En cas d’incident technique ou de cyberattaque, l’entreprise peut voir son activité perturbée. La PSSI contribue à réduire ce type de risques et/ou à résoudre les problèmes et limiter les dégâts s’ils se produisent.

Gestion des risques

La PSSI détermine les modalités d’accès aux ressources informatiques ainsi que leur utilisation. Elle permet également d’établir un niveau de risque et de faille auquel pourrait être confrontée l’entreprise.

Conformité réglementaire

La PSSI fait partie des obligations légales de l’entreprise, imposée par le GDPR et l’ISO, afin de maintenir la conformité réglementaire.

Contrôle des incidents

Elle définit les actions à mettre en place immédiatement en cas d’incident de sécurité afin de réagir vite et bien.

Les éléments stratégiques d’une PSSI

Les éléments stratégiques des PSSI permettent de définir un périmètre d’action. Ils permettent d’établir des actifs matériels et immatériels, mais aussi les besoins des ressources humaines associés à la politique de sécurité des systèmes informatiques. Elle devra contenir toutes les contraintes, mais aussi toutes les menaces pouvant peser sur votre activité.

La rédaction d’une PSSI en pratique

Tableau exemple pour le plan de votre PSSI

Stratégie

Périmètre de la PSSI

Enjeux stratégiques

Niveau des besoins

Sécurité

Origines des menaces

Légalité et réglementations

Règles de sécurité

Organisation

Politique de sécurité

Organisation de la sécurité

Assurances et certifications

Gestion des risques des systèmes de sécurité informatiques (SSI)

Sécurité

Mise en œuvre

Éléments humains

Gestion des incidents

Sensibilisation et formation

Planification de la continuité de l’activité de l’entreprise

Exploitation

Éléments physiques et environnement

Technique

Authentification

Identification

Contrôle d’accès (logistique)

Journalisation

Plan d’action

Charte informatique

Surveillance et alertes

Gestion des équipements

Sauvegardes

Politique antivirale

Gestion des accès

PRA (Plan de Reprise d'Activité)

PCA (Plan de Continuité d'Activité)

Isolement des Flux

Roadmap

La matrice DICP en lien avec une Politique de Sécurité des Systèmes Informatiques est donc essentielle pour protéger vos données et votre entreprise. Par ailleurs, réaliser un audit préalable est nécessaire pour vérifier les besoins de votre société et adapter l'évaluation des 4 piliers de votre sécurité informatique.

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