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Chaque année et avant le 31 mars, de nombreux frontaliers à Genève se retrouvent face au même dilemme : DRIS ou TOU pour corriger leur impôt à la source. Et c’est là que les erreurs coûtent cher : mauvais choix de procédure, déductions oubliées, situation familiale mal interprétée (notamment avec des enfants), ou dossier incomplet. Résultat : une rectification fiscale refusée, un traitement rallongé, ou une taxation moins favorable que prévu.

Ce guide vous aide à faire le tri : à quoi sert le formulaire DRIS (demande de rectification d'impôt simplifiée), ce que change une taxation ordinaire ultérieure (TOU), et comment vérifier votre éligibilité (y compris le statut de quasi-résident).

Si vous voulez aller plus vite et éviter les approximations, Adavia vous fourni une analyse complète et vous indique la déclaration la plus adaptée, avant dépôt, pour sécuriser votre dossier et optimiser le résultat.

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Qu’est-ce que le formulaire DRIS et quand l’utiliser ?

La DRIS correspond à une demande de rectification d’impôt à la source auprès de l’administration fiscale (notamment à Genève) lorsque le barème appliqué ne reflète pas correctement votre situation réelle. L’objectif reste simple : corriger certains éléments pour que l’impôt prélevé corresponde mieux à vos revenus et à votre situation familiale, sans basculer dans une logique de taxation ordinaire ultérieure (TOU).

DRIS : à quoi sert-il concrètement ?

Le formulaire DRIS sert à ajuster votre impôt à la source quand une information utilisée pour le calcul est incomplète, erronée ou a changé. Il s’agit d’un formulaire “ciblé” : vous demandez une rectification sur des points précis, avec justificatifs, pour que le calcul et le barème collent à votre réalité.

Exemples fréquents côté frontaliers :

  • un changement familial (mariage, séparation, changement de prise en charge des enfants) ;

  • des éléments déclaratifs qui impactent le barème appliqué à la source ;

  • des informations de revenu ou de conditions personnelles mal prises en compte.

Dans quels cas utiliser la DRIS (plutôt que la TOU) ?

La DRIS devient pertinente lorsque vous cherchez une rectification limitée et cohérente avec l’impôt à la source, sans entrer dans une déclaration complète en taxation ordinaire. En pratique, elle convient lorsque :

  • votre demande porte sur quelques paramètres identifiables (mariage/PACS, enfants, éléments justificatifs) ;

  • vous souhaitez corriger une retenue “mal calée” sans changer de cadre fiscal ;

  • vous n'avez pas besoin d'une approche globale avec toutes les déductions possibles comme dans la TOU.

Si la correction dépend de nombreux postes de déductions et d’une analyse globale de votre situation et de vos revenus, la TOU peut devenir plus adaptée. La DRIS reste la voie la plus directe quand le besoin est précis.

Ce que la DRIS permet (et ce qu’elle ne permet pas)

La DRIS permet :

  • d’actualiser des informations déterminantes pour l’impôt à la source ;

  • de déposer une demande de rectification d'impôt structurée avec justificatifs ;

  • d’obtenir un recalcul cohérent avec vos revenus.

La DRIS ne permet pas :

  • de “refaire” toute votre fiscalité comme dans une taxation ordinaire ultérieure ;

  • de traiter des optimisations qui exigent une vision complète de votre foyer, de vos revenus et de vos déductions (logique plus proche de la TOU).

Checklist : les informations à préparer avant de remplir le formulaire

Pour éviter les allers-retours avec l’administration et sécuriser votre rectification, préparez :

  • vos documents d’identité (état civil, statut résident/frontalier, adresse) ;

  • vos justificatifs de revenus (selon votre cas) ;

  • les informations liées aux enfants (prise en charge, justificatifs) ;

  • les justificatifs correspondant aux points que vous rectifiez (et seulement ceux-là, pour rester clair et cohérent).

Vérifier si je dois remplir la DRIS

Quels sont les avantages du TOU par rapport au DRIS ?

Le vrai point de bascule entre DRIS et TOU, c’est le niveau de “profondeur” de la démarche. La DRIS sert à corriger des éléments ciblés de votre impôt à la source. Le TOU (taxation ordinaire ultérieure), elle, vous fait passer dans une logique beaucoup plus complète : l’administration fiscale recalcule l’impôt comme si vous remplissiez les conditions fiscales d'un résident suisse, en tenant compte de l’ensemble de votre situation, de vos revenus et des déductions applicables.

Autrement dit : la TOU demande plus de rigueur, mais elle peut aussi offrir un résultat plus juste… et parfois plus favorable, selon votre profil.

TOU : une taxation “complète” (et souvent plus fidèle à la réalité)

Avec la TOU, vous ne corrigez pas seulement un paramètre. Vous remettez à plat votre fiscalité sur l’année concernée :

  • vos revenus pris en compte de manière globale ;

  • votre situation familiale (dont les enfants) ;

  • vos déductions potentielles (frais, charges, etc.).

C’est précisément ce qui en fait l’avantage principal : la TOU permet de se rapprocher d’une imposition alignée sur la réalité, là où l’impôt à la source fonctionne avec une logique de barème “standard”.

Les déductions : le principal levier en faveur du TOU

Dans la pratique, les frontaliers s’intéressent à la TOU quand ils pensent avoir “trop payé” d'impôts à la source… et que des déductions pourraient changer la donne. Sans entrer dans une liste exhaustive (qui dépend de votre cas), la TOU devient intéressante quand vous avez :

  • des charges de famille significatives (notamment liées aux enfants) ;

  • des frais ou charges déductibles qui ne sont pas reflétés dans le barème d'impôt des frontaliers ;

  • une situation où certains postes peuvent peser sur le revenu imposable.

La TOU vaut rarement le coup “pour tester”. Il devient pertinent lorsqu’un ou plusieurs postes de déduction, ou votre situation familiale, peuvent avoir un impact réel sur la taxation finale.

TOU et quasi-résident : pourquoi le sujet revient tout le temps

Beaucoup de frontaliers associent TOU et statut de quasi-résident, car ce statut peut ouvrir un cadre plus favorable dans certains cas. Mais attention : le statut quasi-résident n’est pas un “bonus automatique”. Il s’apprécie au regard de vos revenus et de votre situation globale, et il nécessite de pouvoir justifier les éléments demandés. Pour l'obtenir, vous devez pouvoir justifier que 90 % des revenus de votre foyer fiscal proviennent de Suisse.

C’est pour cette raison que la TOU doit être abordée comme une décision structurée : vous engagez votre taxation sur l’année, et l’administration attend un dossier cohérent.

TOU sans quasi-résident : dans quels cas la TOU reste possible (non-résidents)

Beaucoup de frontaliers pensent que la TOU concerne uniquement les quasi-résidents (avec 90 % de revenus en Suisse). En réalité, la TOU peut aussi être possible sans ce statut, même si vous percevez moins de 90 % de vos revenus en Suisse, dans des situations spécifiques. C’est un point clé, car il élargit le champ des options au-delà d’un simple “90 % ou rien”.

Quand certaines déductions sont “inutilisables” dans votre pays de résidence

La TOU peut être admise si vous ne pouvez pas bénéficier de certaines déductions fiscales dans votre pays de résidence, parce que vos revenus globaux y sont trop faibles. Dans ce cas, l’idée est d’éviter que ces déductions soient perdues des deux côtés.

Quand vous souhaitez déduire une prévoyance étrangère acceptée par la Suisse

Autre cas important : vous pouvez demander une TOU si vous souhaitez déduire des cotisations de prévoyance étrangère que la Suisse doit accepter en application de la convention de double imposition (CDI). Ici, le point décisif reste la capacité à justifier la nature des cotisations, leur caractère déductible et leur cohérence avec la réalité.

Enfants en garde alternée : splitting partiel

La TOU peut aussi entrer en jeu lorsque vous assumez à parts égales la prise en charge et l’entretien de vos enfants en garde alternée, et que vous remplissez les conditions du splitting partiel. C’est typiquement le genre de cas où le “barème à la source” ne reflète pas correctement la réalité familiale.

TOU d’office : quand l’administration fiscale vous bascule automatiquement (et pourquoi ça change tout)

Autre point souvent sous-estimé : dans certains cas, la TOU n’est pas seulement une option. Elle peut être déclenchée d’office par l’Administration fiscale cantonale (AFC), notamment quand vous cumulez une imposition à la source avec une situation qui appelle une taxation plus “complète”.

La TOU peut être réalisée d’office si vous êtes salarié à Genève et que, par exemple :

  • vous êtes salarié à Genève et indépendant à Genève ;

  • vous êtes salarié à Genève et propriétaire d’un bien immobilier à Genève ;

  • vous êtes salarié à Genève et marié(e) à un indépendant à Genève ;

  • vous êtes salarié à Genève et marié(e) à un propriétaire à Genève.

Dans ces cas précis, la question DRIS vs TOU ne se pose plus tout à fait de la même manière : vous devez surtout anticiper les impacts, préparer les justificatifs, et éviter les incohérences déclaratives.

Le point de vigilance : une demande de TOU ne se dépose pas à la légère

C’est l’élément le plus important à comprendre avant de choisir : une demande de TOU engage. Une fois la démarche déposée, vous ne devez pas partir du principe que le résultat sera forcément plus favorable que l’impôt à la source. Le recalcul peut aboutir :

  • à un montant identique,

  • à un remboursement,

  • ou à un complément d’impôt.

C’est exactement pour cela que l’arbitrage DRIS vs TOU mérite une analyse en amont : vous évitez une décision “au feeling” et vous sécurisez le résultat.

Recevoir une recommandation DRIS ou TOU

Qu’est-ce que le statut de quasi-résident ?

Dès que vous envisagez une rectification d'impôt via la TOU, une question revient souvent : “Suis-je quasi-résident ?” Ce statut joue un rôle important, car il peut influencer la manière dont l’administration fiscale apprécie votre dossier et les déductions possibles. Mais il ne s’agit ni d’un label automatique, ni d’une option “au choix”. Le quasi-résident se démontre à partir de vos revenus sur l’année concernée.

Une définition simple

Le statut de quasi-résident concerne un contribuable qui vit hors de Suisse (souvent en France) mais dont l’essentiel des revenus provient de Suisse, 90 % pour être exact. L’idée derrière ce statut : éviter qu’un contribuable “presque dans le même cas qu’un résident” soit traité de manière trop défavorable uniquement parce qu’il n’habite pas en Suisse.

Le critère clé : la part de revenus réalisée en Suisse

Dans la plupart des cas, l’éligibilité repose sur une logique simple : 90 % de vos revenus doit être réalisée en Suisse sur l’année fiscale.

Ce critère se calcule en pratique à partir :

  • de vos revenus suisses (soumis à l’impôt à la source ou imposés en Suisse),

  • et de vos autres revenus hors Suisse (France ou autres pays), même s’ils vous semblent “secondaires”, ainsi que ceux de votre conjoint(e) si vous êtes marié(e).

Même un “petit” revenu (loyers, micro-activité, chômage, revenus de capitaux, etc.) peut suffire à faire basculer le ratio et vous rendre non éligible. C’est l’une des causes fréquentes d’erreurs de stratégie.

Couple et quasi-résident : le statut se décide au niveau du foyer

Si vous êtes marié(e) ou en partenariat enregistré, l’administration apprécie souvent la condition de quasi-résidence sur le foyer, donc en tenant compte :

  • de vos revenus,

  • et de ceux de votre conjoint.

Conséquence : un conjoint qui travaille en France (ou qui perçoit des revenus significatifs hors Suisse) peut faire perdre l’éligibilité, même si vous travaillez en Suisse à temps plein.

Pourquoi ce statut change votre décision DRIS vs TOU

Le quasi-résident devient stratégique parce que la TOU ressemble davantage à une logique de taxation “comme un résident”, avec une lecture plus globale de la situation et des déductions. Concrètement :

  • si votre dossier est “simple” et que la correction porte sur quelques paramètres (barème, enfants, régime matrimonial), la DRIS peut suffire ;

  • si vous avez une situation plus globale à recalculer (revenus du foyer, déductions, charges), la TOU peut devenir pertinente, et le statut quasi-résident fait partie des vérifications indispensables.

Les erreurs fréquentes à éviter (et comment sécuriser votre analyse)

Voici les pièges classiques que l’on voit sur les dossiers frontaliers :

  • Sous-estimer les revenus hors Suisse (et donc surévaluer son ratio).

  • Oublier les revenus du conjoint dans le calcul foyer.

  • Confondre quasi-résident et “option avantageuse” : ce statut ne garantit pas un résultat favorable, il encadre une méthode de taxation.

  • Déposer une TOU sans avoir vérifié l’éligibilité, puis découvrir trop tard que le dossier ne colle pas.

Vérifier votre éligibilité quasi-résident

DRIS ou TOU : la bonne démarche dépend toujours de votre situation, de vos revenus, de vos enfants et des déductions que vous pouvez réellement faire valoir. Une rectification bien préparée peut corriger une taxation à la source inadaptée. À l’inverse, une demande mal cadrée (ou déposée “au feeling”) peut vous faire perdre du temps et vous exposer à un résultat défavorable, notamment en cas de taxation ordinaire.

Si vous hésitez entre DRIS ou TOU ou si vous pensez être concerné par une TOU d’office, le plus efficace reste de faire valider votre stratégie par un expert.

Contactez un conseiller Adavia pour une analyse de votre dossier : vous repartez avec une recommandation claire (DRIS ou TOU), la liste des justificatifs à préparer et les points de vigilance à sécuriser avant dépôt. Pour rappel, vous avez jusqu'au 31 mars de chaque année pour déposer votre demande de rectification  !

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